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Archives de Tag: maison de retraite

« On me couche à 17 heures ! » : face au manque d’effectifs de la maison de retraite de Paimbœuf, le désarroi grandit

Les témoignages s’enchaînent sur les conditions de travail et de vie dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Après une enquête du Monde publiée mi-juillet sur un établissement du Jura, le personnel et les résidents de la maison de retraite de Paimbœuf, en Loire-Atlantique, tirent eux aussi la sonnette d’alarme.

Source : FranceInfo http://francetvinfo.fr/societe/on-me-couche-a-17-heures-face-au-manque-d-effectifs-de-la-maison-de-retraite-de-paimboeuf-le-desarroi-grandit_2319117.html

 

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Gréve et mobilisation intersyndicale SUD CGT aux EHPAD de Semblançay et La Membrolle et , jusqu’au 1er juin

Une gréve - train peut en cacher une autre

En plein contexte de révolte sociale pour un retrait total de Loi Travail, contre la casse du Code du Travail, avec des mouvements de mobilisation, gréves et blocages, sans précédent au niveau national, les 50 salariés et représentant-e-s SUD et CGT, représentants des familles, et résidents ont manifesté la semaine dernière dans la ville de Semblançay vers la mairie avec les résidents, familles et de nombreux soutiens.

Scandant haut et fort leur colère, face à la dégradation de leurs conditions de travail : manque d’effectifs, contrats précaires, turn-over répété, et les attentes de titularisation depuis plusieurs années…

Près de 95 % du personnel à Semblançay est en grève la semaine dernières et les grévistes ont voté la poursuite du mouvement jusqu’au 1er juin. La grève débutée lundi à Semblançay (soutenu par SUD) et mercredi le personnel de La Membrolle les a rejoint soutenu par la CGT. Les deux EHPAD ont la même direction.

Pascal Michaud, représentant syndical SUD Santé Sociaux, explique : « Quand on dégrade les conditions de travail des salariés, on dégrade les conditions de vie et d’accueil des résidents… La gestion des ressources humaines est complètement déconnectée, il n’y a pas de dialogue et surtout un manque de respect des salariés. ».

La maison de retraite est un lieu de vie pour les résidents qui voient également l’impact de ces restrictions budgétaires directement sur leur quotidien comme en témoigne Éliane Pacheffe, résidente depuis quatre ans. « A cause du manque de personnel, je les vois courir pour nous ramener dans les chambres, ce n’est pas normal, ça me fait du mal de les voir travailler comme cela. »

Après insistance, M. Trystram, Maire et président du Conseil d’Administration a reçu les représentants du personnel.

A suivre,  l’examen de la situation sur les EHPAD, et l’examen aussi de cas particuliers avant un prochain RDV.

Nous relayons et mettons en lumière la situation de ces deux EHPAD car les conditions que déplorent et dénoncent ces grévistes et leurs soutiens sont malheureusement de plus en plus fréquents ailleurs ; Et les victimes (tant personnel que résidents) sont de plus en plus nombreuses. La généralisation des logiques d’hyper marchandisation ou économie de la vieillesse et de la fin de vie, la particularité de fusions ou de regroupements inter-établissement (voire aussi la récente Loi Santé – GHT) bouleversent encore davantage les conditions de travail et de prise en charge avec des moyens encore plus comprimés.

semblancay - manif à  l'ehpad - 26/05 - 1

Au programme de la 2éme semaine de grève :

Mardi 31 mai : Nouvelle réunion de négociation avec Mme Aubin, 14h

Mercredi 1er juin : Heure d’Information Syndicale pour les 2 sites

Lundi 6 juin : Rdv avec le maire de Semblançay

Mercredi 15 juin : Rdv à l’Inspection du Travail, 15h30

Un RDV avec le Conseil Départemental et le maire de Membrolle est en attente.

Le 1er juin, les nombreuses personnes qui soutiennent les grévistes se sont données RDV devant l’EHPAD de La Membrolle.

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Economie-social/n/Contenus/Articles/2016/05/27/Semblancay-greve-a-l-Ehpad-jusqu-au-1-er-juin-2728895

 

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La qualité alimentaire bat en retraite ! Une enquête de l’UFC-Que Choisir sur l’alimentation en EHPAD

Face au vieillissement de la population, et au vu des carences constatées dans les pratiques, l’UFC-Que Choisir exige que l’alimentation et le suivi nutritionnel dans les Ehpad soient inscrits parmi les enjeux du projet de Loi de Santé Publique. A cet effet, l’association demande aux Parlementaires :

  • que le principe législatif d’équilibre alimentaire et les recommandations pour un suivi nutritionnel dans les établissements fassent l’objet d’obligations réglementaires précises,

  • que la conformité des horaires de repas, du plan alimentaire et du budget consacré aux produits alimentaires soit contrôlée chaque année par les Agences Régionales de Santé.

Des carences graves dans le suivi nutritionnel des pensionnaires. Des économies sur les repas aux dépens de l’équilibre nutritionnel des résidents. Les horaires du personnel priment sur la bonne alimentation des séniors.

Plusieurs constats que l’association de consommateur a réalisé après analyse ou sondage dans quelques 130 établissements :

http://www.quechoisir.org/services-vie-sociale/vie-privee-societe/seniors/communique-alimentation-des-personnes-agees-dans-les-ehpad-la-qualite-alimentaire-bat-en-retraite

 
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Publié par le 2 avril 2015 dans Actu sociale, BTHE

 

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Vieillissement et dépendance : des inégalités qui se creusent

Le chantier est énorme et urgent.

Comment assurer le financement du maintien à domicile ou du séjour en maison de retraite des personnes dépendantes dont le nombre va doubler d’ici à 2040 ?

Instaurée en janvier 2002, l’aide personnalisée d’autonomie, l’APA, a su jusque-là répondre aux besoins, mais des voix s’élèvent pour réclamer une remise à plat de ce dispositif car des inégalités sont apparues. Et elles ne cessent de se creuser.

Pour aider les familles confrontées à la perte d’autonomie de l’un de leurs proches, le gouvernement s’apprête à lancer début mai — sur le modèle de ce qui existe déjà pour les carburants — un site Internet public permettant de comparer les tarifs entre établissements. Il était temps, car le projet avait été annoncé par Benoît Hamon, alors ministre délégué à la Consommation, en juillet 2013.

Mais cet effort salutaire de transparence ne résoudra pas tous les problèmes. Car tirés par le coût du foncier, la facture des maisons de retraite dans certains départements s’envole. C’est le cas en Ile-de-France, notamment, où le revenu moyen d’un ménage de retraités s’élève à 2 056 € tandis que le tarif moyen d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) atteint 2 502 € par mois et par personne. A l’inverse, en Vendée, une maison de retraite ne coûte « que » 1 342 € environ, soit 85 % du revenu moyen d’un ménage de retraités. Or, le barême de l’APA étant fixé au niveau national, cette aide ne permet pas de corriger ces inégalités géographiques. La solution pour beaucoup de familles est alors de placer leur parent dans une région où les places en établissement sont moins onéreuses, ce qui entraîne rupture familiale, aggravation de la dépendance et frais de transport.

L’autre grande inégalité concerne les conseils généraux, qui versent l’APA et pour qui le financement de la dépendance ne pèse pas le même poids dans leur budget. …

Lire la suite de l’article sur Le Parisien.fr

 
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Publié par le 31 mars 2015 dans Actu sociale

 

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9 maisons de retraite sur 10 n’ont pas les moyens d’accueillir leurs pensionnaires dans de bonnes conditions

Un cri d’alarme qui poussent les directeurs de maisons de retraite a demander 100.000 emplois supplémentaires ainsi qu’une aide de 3,5 milliards d’euros au gouvernement.

D’après un article de RTL.fr « 9 maisons de retraite sur 10 n’ont pas les moyens d’accueillir leurs pensionnaires dans de bonnes conditions ». La journaliste cite l’AD-PA, l’Association des directeurs au service des personnes âgées, qui fait état d’alertes régulières depuis des années de la part des associations de familles.

Ces associations de familles estiment que le nombre de cas de « maltraitance institutionnelle », c’est-à-dire non pas des coups intentionnels mais une maltraitance par manque de moyens, explosent. La Fédération nationale des associations de personnes âgées en établissements et de leurs familles, recenserait une dizaine de cas par semaine.

En cause : Un personnel débordé

Une maltraitance que ni les familles, ni les personnels, ni les directeurs d’établissements ne veulent plus supporter. « Une personne qui arrive bien valide peut se dégrader en un mois », explique Raymond qui a placé sa femme malade en maison de retraite. Il raconte que des couches ont été mises à sa femme alors qu’elle n’est pas incontinente. Elle sera aussi attachée à un fauteuil roulant par manque de temps pour la faire marcher. Le personnel est débordé à tel point que personne n’accourt quand son épouse fait un malaise en plein milieu de la salle commune, raconte-t-il.

D’après Pascal Champvert, représentant de l’AD-PA, les témoignages sont quotidiens, des personnes âgées sont maltraitées en maison de retraite et les directeurs d’établissements le reconnaissent.  « C’est de l’ordre d’une maltraitance sociale, mais que l’on n’accuse pas l’aide-soignante, l’infirmière ou le directeur parce que le problème est celui des pouvoirs publics qui empêchent aux directeurs de recruter davantage » explique-t-il.
Pour les maisons de retraite l’AD-PA demande en urgence 100.000 créations de postes, ainsi qu’une aide de 3,5 milliards d’euros.

Si les pouvoirs publics sont ainsi mis en cause c’est parce que les financements de postes par les ARS et Conseil Généraux sont jugés insuffisant pour suffire seuls au pourvoi du nombre d’effectifs nécessaires en établissements.

Si dans le privé à but commercial les bénéfices dégagés sont suffisant pour permettre des créations de postes plus important que ceux financés par les pouvoirs publics, nous déplorons malheureusement trop souvent le constat que bien des établissements qui en auraient pourtant les moyens ne dépassent pas eux non plus les seuils d’effectifs subventionnés.

 

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Le pouvoir d’achat des retraités baisse, les tarifs des maisons de retraite augmentent: Cherchez l’erreur…


Et si l’objectif non avoué était d’inciter tous les futurs retraités à cotiser auprès d’une retraite complémentaire ? Coïncidence incroyable, de grosses sociétés qui prospèrent sur le marché porteur que sont les retraites complémentaires, sont aussi gros actionnaires de société qui exploitent la dépendance.

Téléchargez le tract intersyndical CGT, UCR, FO, F.S.U et Solidaires

Pour les retraité(e)s de notre pays, ce ne sont pas les innombrables poissons liés au 1er avril qui feront date ce 1er avril 2014, mais le premier acte de l’application de la réforme des retraites de l’automne 2013.

Le 1er avril 2014, les retraités ne percevront aucune revalorisation de leur pension ou retraite de base, alors que c’était la situation l’an passé. Celle-ci est reportée au 1er octobre, ce qui fera 18 mois sans revalorisation. Ce sont ainsi 600 millions (chiffres du gouvernement) qui seront pris aux retraités.

Ce n’est pas la première atteinte au niveau de vie des retraités. Depuis 1986, les réformes se sont succédées pour durcir les conditions d’obtention de la retraite et réduire leur niveau : passage de 10 à 25 ans pour les salariés du privé, indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires, décote, allongement des durées de cotisation… suppression de la demi part supplémentaire aux veufs et veuves ayant eu des enfants, fiscalisation brutale du supplément de 10% pour les retraités ayant eu 3 enfants et plus, et, depuis le 1er avril 2013, instauration d’une taxe de 0,3% pour les retraités imposables (c’est la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie – CASA – affectée à l’aide à l’autonomie).

Le pouvoir d’achat des retraités baisse. De plus en plus de retraités, et notamment les femmes, sont en deçà du seuil de pauvreté.

Pour nos organisations syndicales, la retraite n’est pas un privilège ou une prestation d’action sociale. Elle est un droit obtenu par le travail et son niveau est directement le résultat des rémunérations perçues pendant la vie professionnelle et le nombre d’années cotisées.

La baisse du pouvoir d’achat des retraités ne résout en rien les difficultés financières des régimes de retraites. C’est la création d’emplois, la revalorisation des salaires, l’égalité des salaires des femmes, l’arrêt des exonérations de cotisations, l’élargissement de l’assiette à tous les revenus distribués par les entreprises, qui créeront les ressources nécessaires. La politique d’austérité pour le plus grand nombre, suivie actuellement par le gouvernement appellera d’autres reculs, alimentera la spirale infernale de la baisse de la demande, de la récession, des baisses d’emplois et des cotisations…et renforcera les difficultés.

Nous nous opposons à cette dégradation continuelle. Il est urgent de mettre en place d’autres orientations économiques et budgétaires et un autre partage des richesses.

Nos organisations vous appellent à intervenir localement auprès des préfectures, représentations du MEDEF, patronat local… et à se préparer à des mobilisations larges au début juin.

 
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Publié par le 1 avril 2014 dans Actu sociale

 

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Fiche métier : Les missions de l’Agent de Service Hospitalier, Hôtelier ou d’Hébergement (ASH) en EHPAD

Ce blog permet l’échange et la collaboration entre les salariés de différents établissements ou sociétés. Pour vous syndiquer et trouver votre syndicat cliquez ici. Si vous avez une question, ou une remarque, utilisez le formulaire prévu ou « commentaire » en fin d’article.

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Suivant la classification des emplois de la convention collective du 18 avril 2002, au 1er avril 2014, le métier d’ASH se rattache à la filière Hébergement, Position 1, niveau 1 – Employé-e – coefficient 208, soit un salaire minimum conventionnel (SMC) brut mensuel de 1451,84€ +1% (par année d’ancienneté)
Ce salaire peut augmenter selon des accords d’entreprise ou d’établissement et à chaque augmentation de la valeur du point (6.98 au 1er avril 2014).

C’est le 1er emploi de la grille et donc le plus bas salaire, c’est pourquoi tous les soignants sans diplôme sont généralement embauchés avec un contrat un ASH et un salaire minimum d’ASH, au mépris de la fonction réellement occupée.

Voici une fiche pour présenter les tâches et les missions des ASH ( Agent de Service Hospitalier, Hôtelier ou d’Hébergement ) en EHPAD :

Les ASH travaillent essentiellement en EHPAD (maison de retraite) et en SSR ou établissements hospitaliers.

Selon un décret pour la fonction publique hospitalière du 18/04/89 (modifié par le décret 2000-844 du 31/08/08) : «Les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) sont chargés de l’entretien et de l’hygiène des locaux de soins et participent aux tâches permettant d’assurer le confort des malades. Ils ne participent pas aux soins des malades et des personnes hospitalisées ou hébergées»

Le métier d’ASH pouvant être sujet à diverses formes glissements de tâches conséquents, notamment dans le cas d’ASH faisant fonction d’AS, nous recommandons vivement aux professionnels la lecture de notre article sur le glissement de tâches

Les Missions de l’ASH en EHPAD :

L’Agent des services d’hébergement a pour fonction de veiller au bien-être des résidents, il participe aux « soins indirects » :

– Il nettoie les chambres, entretient et désinfecte les sols, les murs, les toilettes et les salles de bains.
– Il peut participer à la distribution des trois repas quotidiens (petits déjeuner, déjeuner, dîner). Il va chercher les plats, et si nécessaire, il les fait réchauffer, puis il les apporte aux résidents à l’aide d’un chariot. L’ensemble de ses tâches se répartissent selon les établissement entre équipes AS et ASH. (voir aussi la fiche métier AS)
– Il peut aider les résidents à se nourrir à la demande du personnel soignant.
– Il peut aider l’aide-soignant à changer les draps, et les alèses des lits des malades, à les désinfecter, à vider les bassins.
– Il est responsable de la propreté de l’ensemble des locaux (salles, couloirs, lingerie…).
– Il participe au confort physique des malades en débarrassant les plateaux.
– Il doit aussi trier les déchets avant leur évacuation.
– Il prépare le linge sale avant qu’il ne soit emmené et range le ligne propre.
– Il s’occupe de la préparation et de la dilution des produits d’entretien.

Au sein d’une maison de retraite ou d’un EHPAD, l’ASH peut participer à l’animation, aux tâches de repassage, de lavage, ou de distribution du courrier.

Lors de sa journée, l’agent des services hospitaliers a de multiples occasions de rencontrer les résidents : lors de l’entretien de la chambre, pendant la distribution des repas…  Il peut également se retrouver en contact avec la famille ou les proches du résident. Il peut ainsi être amené à recueillir des informations qui peuvent être utiles au personnel soignant.

Il a ainsi un véritable rôle à jouer dans le processus global du service apportés aux résidents.

Organisation du travail

L’Agent des services hospitaliers et d’hébergements appartient à une équipe placée sous la responsabilité d’un responsable hébergement ou gouvernant.
Il peut être appelé à venir les week-ends, les jours fériés et les nuits. Les agents des services hospitaliers peuvent travailler à différents horaires, souvent sous forme de roulements.

 
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Publié par le 11 décembre 2013 dans BTHE, Conditions de travail, Métiers

 

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