RSS

Archives de Tag: bientraitance

Même les députés s’alarment des conditions de travail en EHPAD

Alors que les gestionnaires font sans cesse croire que leur model est bien traitant…

Le rapport parlementaire est accablant et sans appel ! Les aides soignantes d’EHPAD, sont 2 fois plus victimes d’accidents de travail que la moyenne nationale, plus que dans le BTP ! Les taux de maladie aussi battent des records pour ces professions.

Lancée en grande pompe pendant l’été, juste aprés notre longue campagne pour les conditions de travail et de prise en charge la mission parlementaire vient de rendre ses travaux sur les Ehpad.

Un rapport unanime, et salué par les députés, qui dénonce une situation grave pour les aides-soignantes. Une situation qui n’est malheureusement pas nouvelle.
Mais il aura fallu le courage de salariées en gréves plus de 100 jours et la plume de Florence Aubenas dans le journal Le monde, pour que le monde politique ouvre enfin les yeux sur la monstruosité d’un système qui casse les soignant-es les un-es aprés les autres et qui maltraite les personnes âgées.

Sans surprise, c’est dans un EHPAD privé lucratif que cette gréve avait éclaté dans indifférence générale (ou habituelle..) et pris racine, là où la fin de vie est avant tout un marché extrêmement porteur. Un marché en croissance perpétuel, qui ne connait pas la crise, sauf celle des nerfs pour le personnel, les résidents et les familles…

 
Poster un commentaire

Publié par le 15 septembre 2017 dans Actu sociale, BTHE, Conditions de travail

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Pendant que l’action syndicale s’applique à leur faire racheter leurs fautes, les dirigeants de Korian achètent leurs actions sur le marché boursier.

Mais que fait la police ? Nous luttons au quotidien contre la maltraitance et le harcèlement institutionnels, pour que nos ainés aient droit à une prise en charge digne de ce nom, ou digne tout court, pendant que la bourse spécule et s’emballe en lorgnant les résultats financiers.

Que voulez vous, nous n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes priorités. Mais qu’à cela ne tiennent, nous continuerons !

Sur le terrain c’est de pire en pire, de restrictions en pressions, de manques de tout en super profits +++, les semences de la dégradation s’enracinent. Une fondation Korian du Bien Vieillir vient habiller le groupe d’un joli nom et ça fait doucement illusion à un terrain beaucoup moins beau mais que les direction mettent beaucoup moins en lumière.

La fin de vie, le pipi, le caca, la dépendance, les troubles … Ce n’est pas ça qui n’est pas beau, et ce n’est pas ça la difficulté de nos métiers ni le principal probléme des résidents.

Ce qui rend le travail et les séjours difficiles, c’est lorsque le personnel est de plus en plus poussé vers la maltraitance parce qu’on lui retire ses moyens et ses outils de travail, à commencer par les plus essentiels : les moyens humains !

La souffrance éthique du Professionnel tient du fait que l’entreprise et ses profits le rende incapables de faire ce qu’il sait faire et voudrait faire. Ce qui est aussi inacceptable et insoutenable que celle du résident à qui on reconnait volontiers le droit et même le devoir à être mieux pris en charge (sur papier ou communiqué ça ne mange pas de pain) mais a qui on ne donne pas la possibilité de l’obtenir.

Le « bien vieillir », « la bientraitance » dans le privé lucratif, cela tient trop souvent du mythe pour les résidents comme les salariés. Comme le mythe de tantale, on sait le meilleur possible, on sait qu’en principe ça existe, les dirigeants en parle tout le temps au point qu’ils en font même leur beurre. Mais sur le terrain, on le voit bien, cela relève plus du mirage, de l’appât, de l’arlésienne ou du miroir aux alouettes. Toutes celles et ceux qui y croient marchent dans la direction, tendent les bras mais inlassablement tout fout le camp : La bientraitance, le bienviellir, l’Humain, le social, la santé…
Et plus ça fout le camp, plus les finances en profitent… Cherchez l’intrus…  

mythtantal

 
Poster un commentaire

Publié par le 13 septembre 2017 dans BTHE, Conditions de travail

 

Étiquettes : , , ,

EHPAD, services de santé : En l’état actuel, la bientraitance n’existe pas

Pour le personnel et bien des usagers la bientraitance reléve même du mythe de Sisyphe *, tout le monde s’accroche pour pousser un rocher jusqu’au sommet de « la montagne de l’or gris ». Une fois en haut on recommence à zero alors que la montagne a grandit. Tous s’y épuisent, sauf les profiteurs.

Le systéme institionnel exige la Bientraitance mais il ne la permet pas. La communication des entreprises la met en avant comme une pub mais les DG taisent la réalité contradictoire pourtant parfaitement connue. Les dirigeants et directions la ressassent, suivant le même déni, au personnel et aux clients.

Mais si la publicité est siement mensongére, elle n’en trompera pas moins le client. Et d’ailleurs, a-t-il le choix?

En cas de manquement constaté, il suffira d’individualiser la faute à 1 salarié-e, 1 service ou au pire à 1 établissement, pour cacher une faute et une responsabilité plus générale. La boucle est bouclée: le mal est fait mais à d’autres pendans que les profits prospérent.

Suivant la même référence au mythe de Sisyphe, la Bientraitance actuellement n’est qu’un objectif impossible car surchargé par le frein de l’économie ou pire par celui de la profitabilité.

Le personnel porte et supporte le tout à bout de force. Les profits restent en haut, la charge de travail en bas et le personnel doit recommencer encore et encore. Comme à l’usine mais avec des gens à la place des machines et des produits.

Voilà pour le constat.

Les solutions pourtant existent bel et bien et rapporteraient plus à toutes et tous (personnel, résidents/patients, clients) mais les expoloiteurs qui eux gagneraient moins ainsi que leurs complices les refusent et s’y opposent avec force et violence.

C’est donc à nous, à vous, de s’associer ensemble pour ne pas leur laisser d’autre choix que celui de la dignité. Ca vous dit?

A suivre…

 

Étiquettes : , , , , ,

Tract pour les salarié-es Korian Villa d’Azon

Ce tract, dont le texte est intégralement repris ci-dessous peut être téléchargé et imprimé en cliquant ici

Retour vers le passé à Korian Villa d’Azon

Il y a quelques années, le personnel de Korian Villa d’Azon avait dû se battre pour ne plus subir les façons d’une direction qu’il trouvait semblables à celles d’une dictature. Malgré bien des séquelles, les salarié-es avaient eu gain de cause et la direction avait changé.
Mais depuis quelques mois et l’arrivée d’une nouvelle directrice, les vieux démons ont ressurgi et repris du sevice à grands coups de diviser pour mieux régner ou d’autres méthodes managériales indignes, d’un autre âge, …

Pour les ancien-ne-s salarié-es, le climat sain n’aura finalement pas duré… Ou pas suffisamment pour oublier le passé et pour accepter une nouvelle fois l’impression que le harcèlement pourrait faire la loi. Et pour bien d’autres aussi, le climat est insupportable.
Les temps de la bientraitance et de la bienveillance sont-ils à Durée Déterminée dans le temps ?

Si oui, la grande majorité du personnel ancien qui avait repris goût à venir travailler sur l’établissement et qui avait retrouvé le sourire, refuserait catégoriquement un tel contrat unilatéral, de même pour tous les autres salarié-es qui n’ont pas connu l’époque passée.

Pour la majorité des salarié-es, il est hors de question que les façons managériales mises en cause continuent ! Et pourtant, malgré des signalements répétés et la continuelle réponse « Cela va s’arranger », un climat inacceptable se développe chaque jour un peu plus.

Pour les salarié-es en colère, il n’est pas question d’attendre d’avantage ! Le personnel refuse de subir de telles pratiques injustifiées (attitudes ou réflexions inadaptées, questionnements ou autres méthodes déstabilisantes, pressions, autoritarisme, etc) et en exige sans condition la cesse définitive et sans délai.

OUI A LA BIENVEILLANCE, NON A LA MALTRAITANCE !

 
 

Étiquettes : , , , , , ,

Valeurs Korian : Bienveillance, Responsabilité, Transparence, Initiative, de la théorie à la pratique la difficile équation

Pour que ces valeurs phares prennent tout leur sens partout et occupe la place qu’elles méritent, il nous semblerait indispensable de prendre d’abord en compte les conditions d’exercice du travail…

cannes

Alors que le management et l’organisation s’érigent de plus en plus en religion, alors que le déni s’impose en donneur de leçon, nous sommes bien obligés de forger nous même les bonnes pratiques en dénonçant tous leurs obstacles institutionnels, puisque personne d’autre ne daigne le faire.

Sur le lieu de travail, des rivalités défensives ou d’ambitions sont parfois telles parmi certains chefs ou même non chefs que les 4 valeurs piliers de Korian peuvent se trouver éclipsées par leurs parfait opposés, avec le risque d’un climats délétères au sein des équipes.

Mêmes dans des situations plus normales et avec des chefs mieux disposés, la prise d’initiative, se trouve elle aussi à notre sens trop souvent contrariée par peur ou par méfiance.

La confiance vis à vis de la hiérarchie joue un rôle important. Mais les fréquentes réactions hostiles à l’encontre de salarié-es qui alertent ne favorise que la défiance.

KORÉE

Sont aussi en cause la plupart du temps, des responsabilités en hausse du fait de protocoles, d’exigences et de traçabilités en trop grand nombre, ce qui obligent à davantage de paperasse et d’écrits, au détriment du temps directe auprès des résidents ou des équipes.
Tout salarié quelque soit son statut peut alors se sentir en insécurité chaque fois que les exigences lui semblent plus haute que la capacité (de l’établissement ou la sienne) à y répondre, et ou lorsque sa hiérarchie ne tolèrent pas suffisamment l’erreur humaine. La prise en charge collective des résidents s’en trouve dans ces cas là d’autant plus fragilisée.

D’après nos outils, vos retours, et nos constats, des exigences trop pointues, importantes ou déraisonnables peuvent être la source de plusieurs RPS (risques psycho-sociaux), ou de burn-out (épuisements). Lire pour rappel ce que nous écrivions l’an dernier au sujet des conditions et travail d’après une étude EHPAD (mais les cliniques peuvent aussi se reconnaitre dans plusieurs aspects).

Une prise en charge ou des engagements qui se veulent trop personnalisés, des familles trop intrusives ou trop adeptes du client « est roi », le surmenage, des demandes trop soudaines, de nouveaux projets sans arrêts, des organisations ou des niveaux d’effectifs insuffisantes ou instables, sont autant de facteurs qui peuvent mener des salariés à geler toute initiative pour garantir leur capacité d’assurer le premier socle de prise en charge.
Toute remontée de problémes ou de dysfonctionnements peut connaitre les mêmes freins, si trop nombreux, ou bien dans toute situation où le salarié serait découragé par l’ampleur de la tâche corrective (qu’elle soit sienne ou non). Mais ce qui dissuade le plus les signalements, c’est l’incapacité du destinataire (chef ou direction) à la entendre ou à faire le nécessaire, ce qui dans ces cas se retourne souvent contre les salariés qui font les signalements.

Or, de nos constats au fil du temps, ces facteurs augmentent lorsque les taux d’occupations (TO) tendent vers le bas, a chaque fois que l’entreprise connait une folie des grandeurs, et à l’approche des arrêtés de compte.

Ce qui est pour nous l’illustration d’un mal sociétale très contemporain, où même pour de l’Humain, de la Santé, du Social, le modèle qualité est beaucoup trop (sinon de plus en plus) conditionné par le profit.

Si des prises d’initiatives sont contrariées, limitées ou stoppées sous l’effet de trop nombreuses responsabilités transparentes, alors malheureusement là encore le premier pilier, la Bienveillance, en sera d’autant fragilisé.

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 11 avril 2017 dans BTHE, Conditions de travail

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Répression, discrimination, Maltraitance institutionnelle, … quand c’est non, c’est NON !

prendre soin VS limonger

Les sections SUD KORIAN apportent et apporteront leur soutien actif aux actions en cours et se joignent aux initiatives de la CGT KORIAN :

  • Soutiens à Fatima de Korian Brune, victime d’un simulacre de procédure en vue d’un licenciement trop volontariste : Venez en nombre au rassemblement prévu le 7 avril 2017 à 9h30 devant l’établissement Korian Brune 117, boulevard Brune 75014 Paris.
  • Soutiens à aux salariés de Korian les Parents qui pour avoir dénoncé la maltraitance institutionnelle en font les frais deux fois plus.
  • Soutien par pour les moyens possibles, contre toute forme de discrimination ou  harcèlement : actions de sensibilisation, presse, tractage, gréve, etc.
  • Soutien à la pétition en ligne contre les pressions, répressions et / ou manipulations contre des salarié-es ou leurs représentant-es dans le groupe Korian, à signer et partager : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSeI0hia6OVUlMwMDiqEo3dciUQI-7CThuXO_bvbyOVomdnSSA/viewform?c=0&w=1
  • Nous exigeons pour l’ensemble des salarié-es du groupe Korian d’avoir des pratiques à la hauteur du discours (bientraitance, transparence, empathie, etc..) y compris dans les Relations Sociales.
  • Nous rappelons l’appel nationale à la gréve et à l’action du 7 avril 2017 et invitons le personnel Korian à y prendre part de toutes les manières possibles.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Étiquettes : , , , , , , , ,

Dossier « Korian Les Parents » : Un rassemblement de soutien réussi hier à Marseille

Alors que le groupe Korian prétend ériger la Transparence en valeur pilier de l’entreprise, ce n’est pourtant pas l’avis de tous les salariés ni de tous les syndicats… Et loin s’en faut. Dans le dossier « Korian les Parents » où les rebondissements ne cessent de se multiplier, la transparence est pourtant centrale et à l’origine de reproches et de contentieux révoltant.

Hier, à l’appel de la CGT, de nombreuses personnes et collectifs se sont donc rassemblés devant le commissariat du 8éme à Marseille pour soutenir une responsable locale convoquée suite à une plainte pour diffamation déposée par le groupe Korian, gestionnaire de la maison de retraite Korian Les Parents.

Personne ne devraient jamais faire les frais de ce qui n’est pour nous que l’expression de contradictions agressives de l’entreprise. Invoquer la diffamation ou la calomnie, comme l’a fait le groupe Korian, en réaction aux témoignages courageux et utiles de salariées et de militants est une aberration. Ce type d’attaque/défense ressemble aux pratiques de certains responsables politiques qui attaquent en justice des journalistes ou des témoins lorsque leurs torts sont dévoilés.

Mais chaque plainte, chaque procès, donne aussi la possibilité de nouveaux éclairages, de nouveaux élément. C’est pourquoi nous croyons que le dossier « Korian Les Parents » peut avoir un effet considérable pouvant permettre de corriger à terme certaines pratiques ou politiques d’entreprise mais aussi pour aider les pouvoirs publiques à mieux prendre en compte la réalité propre au personnel et usagers d’EHPAD.

Ce n’est d’ailleurs pas anodin, si parmi les militant-e-s présent-e-s hier se trouvaient plusieurs associations de soutiens aux lanceurs d’alertes.

Parce que la « transparence » et la « bientraitance » ont pour nous un sens qui dépasse de loin les pratiques de l’entreprise, nous avons soutenu et relayé cet appel. Nous estimons qu’il est du devoir de toutes organisations syndicales présentent dans l’entreprise d’en faire autant tant le sujet est important et crucial pour l’avenir et la reconnaissance de nos métiers et des réalités du terrain.

Toutes les personnes rassemblées hier devant le commissariat ont ainsi montré leur détermination à répondre aux attaques par plus de transparence et plus de visibilité.

La maltraitance institutionnelle est un sujet sérieux qui ne devrait pas être tabou dans les établissements. Nous sommes convaincu que de telles affaires n’éclatent que par les conséquences sinon la faute dans la durée d’un déni des directions. Ne sachant (pour des raisons principalement financières) s’atteler aux causes réelles du probléme telles que par exemples les insuffisance d’effectifs, de formations, de moyens, ou aux surcharges de travail, des chefs ou des directions trop souvent ne savent ou ne veulent reconnaitre les conséquences de ces maux.

Dans un article publié huer, France 3 région est revenu sur une affaire qui a démarré à la mi-décembre et que vous aviez pu suivre aussi sur ce blog.
Deux aides-soignantes d’une maison de retraite du groupe Korian à Marseille ont été licenciées. Elles dénoncent des cas de maltraitances sur des résidents. Elles avaient témoigné anonymement dans une émission de France-Culture.

Un mois plus tard, suite à une plainte pour diffamation déposée par la direction après cette émission, une responsable de l’UL CGT était à son tour ce mardi matin convoquée par la police comme témoin dans cette affaire. De nombreux militants de la CGT, et d’associations de soutien aux lanceurs d’alertes se sont rassemblées en soutien aux salariées devant le commissariat.

A lire en intégralité sur le site de France3 région :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/metropole-aix-marseille/marseille/maison-retraite-korian-soutien-aux-salariees-licenciees-1176847.html

 
 

Étiquettes : , , , , , , , ,

 
%d blogueurs aiment cette page :