RSS

Korian Les Parents : Maltraitance ? Harcèlement ? Diffamation ? Calomnie ?

09 Jan

Ce diaporama nécessite JavaScript.

L’initiative de l’entreprise envers 4 salariées / ex salariées de Korian Les Parents, est-elle en train de mener au 1er grand procès publique de la maltraitance institutionnelle en France ?

En effet, si cette affaire fait échos en nous à de nombreuses autres problématiques proches plusieurs fois rencontrées et décriées ailleurs, par nous ou par d’autres, elle s’en distingue par l’éclairage de plus en plus publique faisant suite à l’enchainement des démarches répressives de l’entreprise : Licenciements puis dépôt de plainte contre 4 soignants pour diffamation et dénonciation calomnieuse (en lien avec les propos tenus lors d‘une émission de France Culture). Une escalade qui conduit à l’expression et au recueil d’un nombre croissant de témoignages, d’attestations, documents, exemples et autres détails



Pour rappel de l’affaire : 2 articles récents (un de Hospimedia et un autre d’un media Marseillais relayé par le blog de la CGT). Une pétition de la CGT que nous vous invitons a signer a déjà recueilli des centaines de signatures.

Nous sommes bien entendus solidaires des 4 salariés visées par les attaques ainsi que de la CGT et de l’ensemble du personnel de Korian les Parents.

Que nous inspire cette situation et au delà ?

Pour nous, les manques d’efforts ou d’amélioration du groupe en réponses aux alertes ou signaux internes peuvent nuire au Personnel, au Résidant et à l’ensemble du Service, ainsi qu’en conséquence au groupe et à son image.
Il en est de même pour des actions menées par le groupe en réponses (pour ne pas dire en représailles) à des alertes publiques. Ce qui est comme jeté de l’huile sur un feu déjà très nourri.

Cela vaut pour cette situation à l’EHPAD de Marseille ainsi que pour des situations assez semblables dans d’autres établissements.

En témoigne la quantité de témoignage ou d’attestation que nous recevons régulièrement et où des salariés se disent confrontés a des situations de mal-être proches de celles exprimées par les soignantes des Parents. Il s’agit souvent de salarié-e-s qui se sont effondré-e-s, en burn-out, avant de démissionner, de se faire licencier, ou de tomber en arrêt maladie ou en accidents de travail. Plus rarement mais tout de même, on a vu aussi des ruptures conventionnelles ou accord transactionnel conclus suite à des difficultés professionnelles dont la cause ne serait pas bonne à entendre. Pour adressez vos témoignages et nourrir la réflexion sur le sujet contactez nous via les formulaires sur ce blog ou en via le précédent sondage sur les conditions de travail :

Pour le personnel restant, ces situations reste trop souvent inchangées, jusqu’au départ d’un autre et ainsi de suite.. comme si le cycle des turn-over servait de régulateur.

Ces manques d’efforts ou d’amélioration en faveur des salariés, lorsque des signalements sont effectués dans la sphère privée de l’entreprise (dysfonctionnement, alertes, manques d’effectifs, etc.), contrastent avec la violence et l’intensité des efforts déployés par certaines directions lorsque des personnels dénoncent, en désespoirs de cause et ou par refus des cercles vicieux, une maltraitance institutionnelle.

Ce contraste entraine souvent une défiance du personnel par rapport à leurs directions ou par rapport aux prétendues bonnes intentions du groupe. Moins il y a de réelle actions correctives, et plus les troubles existant s’amplifient. Comment dans ces cas là ne pas pointer du doigt la responsabilité de directions, générales et de site, complices par laissé-faire ?

Tout cela est aussi pour nous très symptomatique de l’état du Dialogue Sociale dans l’entreprise :

– L’expression des problémes se heurtent trop souvent au dénie de leurs causes ou même à la sanction de celles ou ceux qui les relatent.

– L’expression des problémes et la recherche de vraies solutions n’y trouvant leur place, de plus en plus de coupes débordent et poussent certains personnels à déplacer le débat institutionnel sous d’autres formes. Car si les standards fixés par les tutelles sont en cause et que les directions se disent pieds et mains liées à cela, alors il ne peut y avoir d’amélioration perenne qu’en interpellant également et publiquement les tutelles (ARS, Conseil général, et le ministère de la santé).

Notre point vue et notre analyse sur le cercle vicieux :

1) La maltraitance institutionnelle s’amplifie chaque fois que la peur d’en entendre parler serait pour l’entreprise plus forte que les moyens à l’œuvre pour l’éviter.

La maltraitance institutionnelle est la conséquence de manques (d’effectifs, de diplômes, de moyens, d’organisation , etc.) qui pèsent de tout leur poids sur les résidents ou patients.

Au sein des groupes privés ces manques sont bien souvent causés par des quêtes de profits ou d’économies et par certains leviers de croissance.

Le coût anticipé de la bientraitance (c’est à dire plus d’embauche, plus de diplôme, plus de salaire, …) freine voire entrave l’évitement de la maltraitance institutionnelle. Les tutelles, qui octroient les dotations en personnel ont aussi leur part de responsabilité dans l’équation, tant par rapport au standard d’effectifs minimal que par rapport au contrôle sur le pourvoi au quotidien des postes subventionnés.

2) Sur la durée, les manques entrainent des réactions en chaine sur le personnel

(accidents, maladies, et autres risques psychosociaux) ce qui crée encore plus de manques et fragilise toujours d’avantage le personnel présent, et impacte forcément le Résidant.

3) Des soucis de profit exacerbés

seraient d’après nous la 1ére cause du déni ou de la minimisation des problémes.

Reconnaitre publiquement le probléme peut être perçu par l’entreprise comme un risque pour son image et ses bénéfices car coûteux seraient les augmentations d’effectifs, de moyen, de diplômes, ou le 100% de remplacement de toute absence.

En somme la bientraitance rapporte sur le papier mais beaucoup moins rentables sont les moyens de sa mise en œuvre.

Pourtant, la plus sage approche que l’on souhaiterait au sein de notre entreprise serait que sur ce plan justement elle se distingue des autres acteurs institutionnels en concédant plus d’efforts qu’elle ne le fait actuellement, et plus que ne le font certains concurrents.

A court terme ce serait un coût, mais à long terme un sérieux gage de qualité et certainement un essai à transformer.

 

Réagir, demander conseil, transmettre une info, ou nous contacter

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :