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Enquête Animation en EHPAD et MAS, à laquelle Korian, la croix rouge et SOS ont contribué

26 Août

L’animation auprès des personnes âgées n’est souvent pas jugée prioritaire par les structures spécialisées. Mais la perspective de pouvoir toucher des financements au même titre que pour les autres soins tend à faire bouger les lignes.

En attendant, et bien que de plus en plus dans le privé lucratif la recherche de visibilité (vitrine) à travers l’animation soit recherchée cela se fait malheureusement sans réelle cohérence harmonisée avec le reste des services et les recherches de visibilités ponctuelles se font souvent au détriment de la qualité quotidienne de l’animation car les moyens sont souvent encore loin des ambitions.

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D’aprés Hospimedia :

Pendant six mois, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche s’est penché sur la question de l’animation en Ehpad et en Mas. Financements, profil des animateurs ou encore vision de la fonction… l’état des lieux réalisé entend proposer des axes d’amélioration et identifier de nouvelles modalités d’animation.

Sur la base des observations d’une première mission réalisée auprès d’un établissement du secteur handicap, le cabinet de conseil privé Conseil et recherche a entrepris un projet de recherche collaborative sur l’animation en Ehpad et en maison d’accueil spécialisée (Mas). Lancée en janvier dernier auprès de quinze structures et complétée par un questionnaire envoyé à l’ensemble des établissements français, l’initiative s’est achevée le 18 août. Imane Baïz, chargée de projet, en livre les principaux enseignements.

L’animation, pas jugée prioritaire

« La première chose qui ressort des visites réalisées auprès des établissements, c’est que l’animation n’est pas toujours jugée prioritaire, précise la chargée de projet. Il arrive d‘ailleurs que certains établissements ne disposent tout simplement pas d’animateurs. » Pourquoi ? Outre la question logistique — qui laisse entrevoir une « grosse hétérogénéité » des espaces d’animation —, le financement de l’animation constitue un point essentiel. « Le manque de moyens financiers est un argument qui revient souvent pour expliquer l’incapacité des établissements à inviter des professionnels extérieurs ou à organiser des sorties, analyse Imane Baïz. Pour autant, les visites que j’ai réalisées sur les structures ont permis de montrer que le budget n’est pas le seul élément à prendre en compte. Au-delà des financements, le profil des animateurs joue beaucoup« , souligne-t-elle en évoquant notamment les animateurs issus des Beaux-Arts, « capables de mettre en place des activités intéressantes avec peu de moyens« .

Élaborer des indicateurs pour légitimer les financements

Au-delà, l’enquête a permis de mettre en exergue l’impact de la définition de l’animation sur son développement au sein de la structure. Comme le précise le cabinet conseil, « l’animation est souvent entendue comme une activité relevant uniquement de l’occupationnel alors qu’il s’agit de quelque chose de plus global, que l’on peut lier à la vie de l’établissement dans son ensemble et qui peut se retrouver jusque dans les soins« .

Dans ce contexte, l’animation peut avoir un rôle non négligeable pour la qualité de la prise en charge du résident. « Il y a très peu d’établissements où l’évaluation de l’animation est formalisée, mais si l’on arrive à élaborer une série d’indicateurs — une baisse des cas de dépression par exemple —, on pourrait mesurer son l’impact sur le résident et imaginer à terme une base objective pour légitimer les financements. » Une perspective, qui, si elle reste encore à discussion, aurait fait l’objet d’échanges avec l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap)*. En attendant le lancement de travaux sur un hypothétique tableau de bord animation, le cabinet conseil, de son côté, prévoit déjà d’étendre sa démarche. « Grâce aux éléments que nous a communiqués le ministère, nous allons tenter de mettre en relation un réseau d’artistes et d’intermittents du spectacle avec les établissements et voir si cet axe de développement de l’animation est porteur.« 

La méthodologie

Réalisée entre janvier et juillet, l’enquête s’est articulée en deux phases. Afin de réaliser un état des lieux de la pratique de l’animation (financements, objectifs, priorités de développement et évaluation de la performance de l’activité), un questionnaire a été envoyé à l’ensemble des Ehpad et maisons d’accueil spécialisées (Mas) de France, sur la base du fichier national des établissements sanitaires et sociaux (Finess). Afin d’affiner l’analyse et identifier les pistes d’amélioration, quinze établissements ont fait l’objet de visites, soit sept Mas et huit Ehpad. Parmi les structures engagées dans la démarche, comptaient notamment la Croix-Rouge, le groupe associatif SOS et le groupe privé commercial Korian.

 
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Publié par le 26 août 2015 dans Actu sociale, BTHE

 

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