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Harcèlement moral : Un ex-directeur d’EHPAD de l’Aveyron accusé

17 Mar

Le 18 février 2015, le tribunal correctionnel de Rodez jugeait un ancien directeur d’EHPAD du Sud-Aveyron pour des faits de harcèlement moral.

Serge B., ancien directeur d’un EHPAD du sud-Aveyron, comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de Rodez pour des faits de harcèlement moral, survenus entre le 1er janvier 2009 et le 13 septembre 2011, envers plusieurs de ses ex-employés.

Changement d’horaires sans préavis, ordres et contre-ordres, tâches ne correspondant pas aux postes, temps de travail diminué pourtant, Serge B. nie formellement tout harcèlement, et ne comprend pas ce qu’il fait là.

A la barre ce jour là, se sont succédé 6 des 13 victimes qui se sont portées partie civile.

L’une d’elle, une ergothérapeute, est restée 3 mois et demi dans l’EHPAD, avant d’être licenciée. Elle raconte devant le tribunal qu’elle avait en charge un petit groupe de personnes, tous les jours de 9 heures à 17 heures, très vulnérables, et ne pouvant en aucun cas être laissées seules. Lorsqu’elle prend ses fonctions, elle a avec elle deux aides-soignantes. Tous les midis, il faut aller chercher les plats et les amener aux résidents, ce dont sont chargées les aides-soignantes, pendant que l’ergothérapeute s’occupe des patients. Quinze jours après sa prise de poste, un des postes d’assistante se trouve supprimé, et puisque l’EHPAD est en sous-effectif, la deuxième est envoyée dans un autre service. La plaignante explique alors qu’elle se retrouve seule avec des patients qu’elle ne peut pas laisser livrés à eux-mêmes, tout en devant s’absenter pour leur amener leur repas. Elle fait part de ce problème à Serge B., qui lui répond qu’elle n’a qu’à «savoir s’organiser». Elle raconte ensuite qu’elle part systématiquement après l’heure normalement prévue, notant ses heures supplémentaires sur sa fiche de paie. Elle explique que Serge B., le lui reproche, elle ne doit pas faire d’heures en plus sans son accord. Elle est finalement licenciée, un licenciement reconnu comme abusif devant les Prud’hommes.

Les autres plaignantes défilent à leur tour, racontent la «pression insupportable», l’une est soupçonnée de vol, l’autre de dormir pendant son travail de nuit, l’une doit «se démerder toute seule», l’autre est «mise au placard».

Tant pour les conseils des parties civiles, pour la défense, ou pour le procureur, les cas de harcèlement sont «toujours délicats à juger». Du côté des parties civiles, Serge B. ne harcèle pas pour le plaisir, mais, «ça va tant que ses employés vont où il veut, sinon il pousse à la démission ou licencie de manière injustifiée. Ses agissements sont répétés, c’est du harcèlement moral, il a un comportement inqualifiable».

Au total, ce sont 130 000 € de dommages et intérêts qui lui sont demandés. Pour le procureur, il s’agit de faits «manifestement d’atteinte aux droits voire à la dignité». Il a requis à l’encontre du prévenu 1 000 € d’amende.

Du côté de la défense, on plaide la relaxe : «Vous ne pouvez pas raisonner en harcèlement de masse sur les seules déclarations de ceux qui l’accusent et qui se sont constitué partie civile», ces derniers étant venu, selon l’avocat, «battre monnaie». Délibéré le 1er avril prochain.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2015/02/19/2051856-l-ex-directeur-d-un-ehpad-accuse-de-harcelement.html

 

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