Le front commun syndical (CNE, SetcaBBTK, CGSLB et LBC-NVK) a annoncé des actions et des mouvements de grève, pour ce mercredi et les jours qui suivent, dans certaines maisons de repos et de soins (où des délégations sont présentes) qui font partie du groupe commercial Orpea. Lequel existe depuis 1989 et est spécialisé dans les maisons de retraite médicalisées (MR et MRS), ainsi que dans les cliniques de soins de suite et de réadaptation (SSR) et psychiatriques. Avec 115 établissements (aussi en France, en Espagne, en Italie et en Suisse), il en compte 58 en Belgique. Et 8 en Brabant wallon que sont les résidences Allard et La Grange des Champs (Braine-l’Alleud), Château Chenois (Waterloo), Grand Chemin (Lasne), Closière Cornet (Villers-la-Ville), Jean de Nivelles et Le Thines (Nivelles) et Top Seniors (Tubize).

En résumé, les syndicats ne comprennent pas l’attitude de la direction. Dans un communiqué, ils expliquent: «La direction d’Orpea a doublement refusé de créer vingt emplois, pourtant subsidiés, ce qui aurait renforcé le confort de résidents. Elle n’a pas non plus répondu aux revendications des travailleurs touchant le pouvoir d’achat, les conditions de travail (surtout le temps) et la disposition de matériel en suffisance».

Notons que sur l’ensemble des maisons de retraite de la province contactées par nos soins, deux directions nous ont confié ne pas comprendre ce mouvement de contestation et exercer quotidiennement dans d’excellentes conditions. Le cahier des revendications avait été déposé au début du mois de décembre 2014, et le préavis de grève pour une durée illimitée remonte au 5 février. Afin de régler le conflit, un bureau de conciliation a été instauré ce mardi matin, à 10 h. «La réunion a été un échec total. La direction d’Orpea n’a accepté aucune de nos propositions programmées sur le court et le long terme. Ce qui implique que nous entrons en action dès maintenant», avertissait Nathalie Snakkers, secrétaire permanente régionale CNE, à l’issue de la séance de dialogue d’hier.

Michaël Dufrane, secrétaire permanent CGSLB, confirme: «Aucun accord ne s’est dégagé après près de trois heures de réunion. Le dialogue social est rompu. Nous allons organiser des assemblées de personnel et des mouvements de grève. Avant le bureau de conciliation, un comité d’accueil a réuni une centaine de militants. L’attitude d’Orpea est indécente. Ce groupe investit sans cesse dans les soins de santé et ne cesse de vanter son développement mais ne consacre pas suffisamment de moyens financiers à son personnel».