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Soupçons de maltraitance et perquisitions policière à l’EHPAD Saint-Nicolas-de-Port

26 Nov

Une quinzaine de policiers, – la plupart en civil mais équipés d’un brassard orangé « police » – ont investi par surprise la structure et plus précisément l’Établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD), du centre hospitalier public. Une juge d’instruction de Nancy et deux médecins légistes accompagnent cet important dispositif.

C’est une enquête de la Brigade de sécurité urbaine (BSU) du commissariat de Dombasle, suite à une plainte déposée le 6 juin pour « maltraitance sur personne vulnérable ». « J’avais remarqué que ma mère hospitalisée depuis six mois à l’EHPAD, présentait d’importants bleus au niveau des mains et avant-bras, sans explication précise », expliquait ce policier à la retraite domicilié à Dombasle.

 « Certains personnels m’avaient précisé qu’elle devait probablement se cogner contre les montants du lit. Je me suis contenté de cette version… »

Une autre version sera dénoncée par la direction du centre hospitalier (CH) et portée à connaissance du fils.

Une maltraitance le plus souvent nocturne, sur le lit de de la personne immobilisée sur les draps par des entraves réalisées avec des gants jetables et de l’adhésif. Deux soignantes sont suspectées.

Le 28 mai, cette maltraitance était constatée en flagrant délit par un médecin et un cadre de santé. Une deuxième plainte avec constitution de partie civile pour des faits similaires survenus au sein de l’EHPAD, sera déposée le 11 juin à l’hôtel de police du boulevard Lobau, à Nancy.

Le parquet de Nancy a ensuite ouvert une information judiciaire les enquêteurs ont mené leurs perquisitions sur commission rogatoire de la juge d’instruction.

Plusieurs documents ont été saisis et les patients entendus et auscultés dans leur chambre par les policiers, en présence des médecins légistes missionnés par la justice. Mais en l’absence du personnel médical de l’établissement afin de garantir la neutralité des entretiens. Des légistes garants d’une audition (quand elle était possible) avec l’état de santé des résidents mais également chargés de s’assurer que d’éventuelles traces suspectes ne puissent relever d’actes de maltraitance.

Après quelques 7 heures de perquisitions/auditions menées derrière les murs du CH, le dispositif était levé. Pour l’heure, aucune garde à vue ni mise en examen n’ont eu lieu. Les investigations se poursuivent hors les murs et aujourd’hui, les enquêteurs et la justice veulent s’assurer qu’il n’existe pas d’autres cas semblables au sein de l’EHPAD de Saint-Nicolas-de-Port. Car il semble que depuis ces deux plaintes, des langues commencent à se délier. « C’est l’établissement qui a fait le signalement », observe Bruno Blaison, le directeur adjoint et responsable du CH. « Le juge mène son instruction et nous transmettrons en toute transparence les pièces demandées. Nous n’avons rien à cacher ».

La mère du policier retraité, elle, ne connaîtra pas l’épilogue de cette enquête. « Elle est décédée le 3 août, emportée par un cancer mais je reste intimement persuadé que maman a été traumatisée parce qu’elle a subi là-bas… »

Source : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/11/24/saint-nicolas-de-port-perquisitions-a-l-ehpad-du-centre-hospitalier

 

 
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Publié par le 26 novembre 2014 dans autres - divers

 

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