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Gréve à l’EHPAD de la clinique du Val d’ancre (Picardie)

16 Oct

Les soignantes manquent de gants, 1 seule aide soignante la nuit, … quelques exemples qui en disent long sur le malaise du secteur de la prise en charge de la dépendance. Tout est financier.

Le courrier Picard dont nous commentons ici quelques passages, est revenu sur le mouvement de gréve entamé le 13 octobre et qui se poursuit.

Les salariés du service Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) de la clinique du Val d’ancre d’Albert qui ont entamé une grève, lundi 13 octobre à 7 heures, ont prolonger le mouvement.
Elles réclament de meilleures conditions de travail dénonçant notamment la suppression d’un poste de nuit remplacé par l’installation de caméras. Elle dénonce également l’utilisation d’un matériel «  pourri  », selon elles mais la direction n’est pas d’accord.

Le DRH, offrait une visite guidée du service pour le Courrier picard. se faisant le VRP de l’établissement. Un VRP «  outré par les propos calomnieux et mensongers  » tenus par les salariées grévistes nous dit le journal.

Mais pas outré à l’idée de remplacer une soignante par des caméra ni de déclaré que si les soignantes manquent de gants elle peuvent en demander…

En résumé d’après tout serait la faute aux subventions.

Le DRH ajoute que les caméras, «  cinq ou six par étage  » filmeront les couloirs et détecteront les mouvements. L’employée de service pourra ainsi voir sur les caméras les moindres mouvements et agir si besoin. Mais agir avec ses 2 bras au lieu de 4 oublie, ça il oublie de le préciser.

Ah oui ! «  Et la salariée ne sera pas seule puisqu’il y a quelqu’un au premier étage, en soins de suite et rééducation.  » dans un autre service donc.. Ouf ! Quant au matériel, le DRH refuse de laisser dire qu’il est «  pourri », comme l’indiquent les salariés. Comme pour une visite commerciale, il fait la démonstration au journaliste d’un lit qui se lève et s’abaisse d’une seule pression sur un bouton. «  C’est ça un matériel pourri ?  » Enfin, si les salariées ont besoin de gants (une de leurs revendications), elles peuvent en demander.

De leur côté, les grévistes restent sur leurs positions. Elles maintiennent que le matériel est «  pourri  ». «  C’est justifié  », lancent-elles en montrant des photos de lits tenus par des torchons. Elles évoquent l’achat de couches trop petites par rapport à la demande. «  Le problème, il est humain, on ne réclame pas d’argent pour nous. On pense au bien-être des résidents  », lance une des filles.

« Pas d’interdiction à laisser un salarié la nuit »

À 14 heures, mercredi, deux inspecteurs du travail sont allés à la rencontre des grévistes. Verdict ? «  Ils nous ont dit qu’il n’y avait pas d’interdiction à laisser un salarié pour le service la nuit  », résume la déléguée syndicale CGT de la polyclinique de Picardie (dont dépend la clinique d’Albert), Véronique Halabi. Plus tard dans l’après-midi, une médiation a eu lieu entre direction et salariées, en présence des inspecteurs. Véronique Halabi raconte que cela a abouti à «  des avancées sur le matériel, des fauteuils ont été commandés, mais pas sur les effectifs  ». Et d’ajouter : «  On rentre dans le rapport de force.  »

Le mouvement a été reconduit jusqu’au vendredi 17 octobre 7 heures. «  Au minimum  ». Jeudi 16 octobre, un comité d’entreprise est prévu à Amiens.

http://www.courrier-picard.fr/region/greve-au-val-d-ancre-d-albert-l-impasse-ia182b0n452024

Vendredi 17, la mobilisation était quasi maximum et la Préfecture a demandé à la direction qu’une réunion soit organisée avec l’Agence Régionale de Santé dans les plus  brefs délais.

2 aide-soignantes sont affectées au service de nuit de l’Ehpad pour 36 résidants en grande dépendance. La direction compte supprimer l’un des postes et de le remplacer par 17 caméras de surveillance pour un coût de 25.000€ selon la CGT.

Une aberration selon le personnel car sur les 36 personnes âgées accueillies, 26 se déplacent en fauteuil roulant et seules 4 sont réellement autonomes.

Pendant la grève des titulaires, les résidants sont pris en charge par les 4 CDD de l’Ehpad et par certains personnels administratifs. Le mouvement devrait durer jusqu’à dimanche.

 
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Publié par le 16 octobre 2014 dans Actu sociale, BTHE

 

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